SPECTACLE :
Colette l'insoumise
Colette l'insoumise
Date de création 2008.
Colette l'insoumise, Théâtre de Lenche à Marseille (Mars 2008).
critiques
Gisèle LAVAL, La Marseillaise (Marseille)
Élégante performance
La mise en scène de Maurice Vinçon, contre-pointée par les lumières de Jean-Louis Floro, évite les déplacements inutiles mais fait vivre l'acteur qui, quatre-vingt dix minutes durant, cisèle la langue merveilleuse d'invention, de précision et d'impertinence de Madame Colette. Et, manifestement, Edouard Exerjean se délecte à cette performance, alternant textes, boutades, partitions. Le public suit, apprécie les pirouettes verbales qui précèdent les musiques de Chabrier, Pierné, Debussy, Lecocq et autres. Les mots de Colette font sourire, les élégances du comédien les amènent à bon verbe; les musiques choisies leur conviennent si bien à tous deux...
Gisèle LAVAL, La Marseillaise Jeudi 13 Mars 2008
La mise en scène de Maurice Vinçon, contre-pointée par les lumières de Jean-Louis Floro, évite les déplacements inutiles mais fait vivre l'acteur qui, quatre-vingt dix minutes durant, cisèle la langue merveilleuse d'invention, de précision et d'impertinence de Madame Colette. Et, manifestement, Edouard Exerjean se délecte à cette performance, alternant textes, boutades, partitions. Le public suit, apprécie les pirouettes verbales qui précèdent les musiques de Chabrier, Pierné, Debussy, Lecocq et autres. Les mots de Colette font sourire, les élégances du comédien les amènent à bon verbe; les musiques choisies leur conviennent si bien à tous deux...
Gisèle LAVAL, La Marseillaise Jeudi 13 Mars 2008
Philippe FANER, Marseille l'Hebdo (Marseille)
Exerjean, l'élégant
Verbe clair, gestes posés, Édouard Exerjean navigue avec élégance entre un piano, un banc d'écolier et un fauteuil. Pour redonner vie au personnage de Colette, l'homme évoque dans le détail quelques fragments de l'univers de l'écrivain, depuis son enfance jusqu'à sa vieillesse, en brossant à grands coups de pinceaux le portrait de ses parents, de ses pro-ches, avec ce qu'il faut de finesse aussi pour cemer les contours des différentes personnalités qui l'entourent par un subtil jeu d'ombre et de lu-mière. Description de son intérieur, de sa chambre, de l'armoire à glace bien en place jusqu'aux motifs de la tapisserie, Edouard Exerjean ne laisse rien de côté en matière d'observation, faisant preuve d'un sens affiné de la précision, familier qu'il est devenu de l'auteur de la série des CHRISTIANE ROBIN Claudine ou du Blé en her-be. Entre deux évocations, il retrouve son clavier pour interpréter des œu- vres de Debussy, Fauré, Ravel ou Poulenc. Et au fur et à mesure qu'avance ce récit-concert consacré à Colette l'insoumise, on ceme davantage les forces et les faiblesses d'un personnage à la sensualité librement épanouie, avec cette COLETTE L'INSOUMISE, justesse des mots, cette pertinence de l'analy-par Edouard Exerjean, se qui font tout l'intérêt des grands ré- jusqu'au samedi 22 cits. Une partition parfaitement maîtri-mars, Théâtre de sée. Avec les mots qu'il faut pour bien Lenche, 4 place de la mettre en valeur. Lenche (2°).
Philippe FANER, Marseille l'Hebdo Mercredi 19 Mars 2008
Verbe clair, gestes posés, Édouard Exerjean navigue avec élégance entre un piano, un banc d'écolier et un fauteuil. Pour redonner vie au personnage de Colette, l'homme évoque dans le détail quelques fragments de l'univers de l'écrivain, depuis son enfance jusqu'à sa vieillesse, en brossant à grands coups de pinceaux le portrait de ses parents, de ses pro-ches, avec ce qu'il faut de finesse aussi pour cemer les contours des différentes personnalités qui l'entourent par un subtil jeu d'ombre et de lu-mière. Description de son intérieur, de sa chambre, de l'armoire à glace bien en place jusqu'aux motifs de la tapisserie, Edouard Exerjean ne laisse rien de côté en matière d'observation, faisant preuve d'un sens affiné de la précision, familier qu'il est devenu de l'auteur de la série des CHRISTIANE ROBIN Claudine ou du Blé en her-be. Entre deux évocations, il retrouve son clavier pour interpréter des œu- vres de Debussy, Fauré, Ravel ou Poulenc. Et au fur et à mesure qu'avance ce récit-concert consacré à Colette l'insoumise, on ceme davantage les forces et les faiblesses d'un personnage à la sensualité librement épanouie, avec cette COLETTE L'INSOUMISE, justesse des mots, cette pertinence de l'analy-par Edouard Exerjean, se qui font tout l'intérêt des grands ré- jusqu'au samedi 22 cits. Une partition parfaitement maîtri-mars, Théâtre de sée. Avec les mots qu'il faut pour bien Lenche, 4 place de la mettre en valeur. Lenche (2°).
Philippe FANER, Marseille l'Hebdo Mercredi 19 Mars 2008
Michel EGEA, La Provence (Marseille)
Le talent d'Édouard Exerjean pour Colette l'Insoumise
Pianiste de talent, comédien par amour, Édouard Exerjean Exerjean est aussi un peintre; en fait un portraitiste "vocal" de génie qui fait revivre d'illustres per sonnages le temps d'un spectacle où textes et notes s'unissent pour le meilleur. Après Cocteau, c'est Colette que l'artiste vous propose de découvrir "Je suis née dans cette chambre" et c'est parti...
Par petites touches, sensuelles, pleines d'humour et d'amour, Edouard Exerjean fait s'animer Colette dans la partie de notre cerveau où l'imaginaire a décidé de s'installer et de vivre. L'enfance avec cette cire verte à cache ter que l'on respire à plein nez, Paris sous la pluie, ces cahiers d'écolière à cause desquels elle deviendra écrivain. Les notes de Chabrier, Pierné ou Debussy (quelle belle 1°re arabesque!) sont autant d'agréables divertissements musicaux qui ponctuent chaque moment de vie. Édouard n'occulte rien de la vie de Colette, ni ce mari peintre qui la trompait avec ses modèles, ni son homosexualité avec ce texte émouvant sur Marguerite Moreno. Damase, Fauré, Poulenc : encore de belles notes avant un bijou, une lettre de Colette à sa fille.
Puis Aubert, Ravel, Hahn et derrière une ultime valse, les 75 ans de Colette... Une heure quarante de pur bonheur au Lenche !
Michel EGEA, La Provence - Lundi 17 Mars 2008
Pianiste de talent, comédien par amour, Édouard Exerjean Exerjean est aussi un peintre; en fait un portraitiste "vocal" de génie qui fait revivre d'illustres per sonnages le temps d'un spectacle où textes et notes s'unissent pour le meilleur. Après Cocteau, c'est Colette que l'artiste vous propose de découvrir "Je suis née dans cette chambre" et c'est parti...
Par petites touches, sensuelles, pleines d'humour et d'amour, Edouard Exerjean fait s'animer Colette dans la partie de notre cerveau où l'imaginaire a décidé de s'installer et de vivre. L'enfance avec cette cire verte à cache ter que l'on respire à plein nez, Paris sous la pluie, ces cahiers d'écolière à cause desquels elle deviendra écrivain. Les notes de Chabrier, Pierné ou Debussy (quelle belle 1°re arabesque!) sont autant d'agréables divertissements musicaux qui ponctuent chaque moment de vie. Édouard n'occulte rien de la vie de Colette, ni ce mari peintre qui la trompait avec ses modèles, ni son homosexualité avec ce texte émouvant sur Marguerite Moreno. Damase, Fauré, Poulenc : encore de belles notes avant un bijou, une lettre de Colette à sa fille.
Puis Aubert, Ravel, Hahn et derrière une ultime valse, les 75 ans de Colette... Une heure quarante de pur bonheur au Lenche !
Michel EGEA, La Provence - Lundi 17 Mars 2008
Benito PELEGRIN
COLETTE : L'INSOUMISE ET L'AMOUREUX
L'insoumise, bien sûr, c'est Colette (1873 - 1954), écrivain majeur du XX ème siècle français, épouse mineure d'un usurpateur, Willy, de son talent, femme divorcée, émancipée, libérée, dissipée, scandaleuse par fidélité à soi dans une époque et un milieu aliénés de conventions mondaines et morales momifiées, romancière, critique, esthéticienne, après avoir été actrice de pantomime et danseuse nue.
L'amoureux, c'est lui, Edouard EXERJEAN, des notes, des mots, faisant des textes qu'il choisit et dit, des partitions littéralement musicales et, des morceaux qu'il joue, des pages littéraires de musique.
Il ne lui suffit pas de bien jouer du piano, il élargit son clavier de son talent d'acteur, de diseur, pour mettre en vibration des textes amoureusement choisis, rares ou méconnus, avec des pièces de piano, tout aussi méditées qui en sont un horizon élargi vers le rêve, un indicible prolongement.
Un piano, un bureau d'écolier, un fauteuil, des lumières et quelques gestes, à la suggestion délicate de Maurice Vinçon, et Exerjean, à lui tout seul, est non seulement une personne mais les personnages de cette comédie, douce (Sido), rosse ou féroce en ses portraits, brossée par la plume pittoresque de Colette, attendrie à la nature, émue par les animaux, humaine infiniment. Et lui, tel les matous matois chers à l'écrivaine, avec la même gourmandise, presse, accélère, retient les mots pour en mieux distiller le suc et nous en faire partager la saveur : un régal.
Benito PELEGRIN - 2008
L'insoumise, bien sûr, c'est Colette (1873 - 1954), écrivain majeur du XX ème siècle français, épouse mineure d'un usurpateur, Willy, de son talent, femme divorcée, émancipée, libérée, dissipée, scandaleuse par fidélité à soi dans une époque et un milieu aliénés de conventions mondaines et morales momifiées, romancière, critique, esthéticienne, après avoir été actrice de pantomime et danseuse nue.
L'amoureux, c'est lui, Edouard EXERJEAN, des notes, des mots, faisant des textes qu'il choisit et dit, des partitions littéralement musicales et, des morceaux qu'il joue, des pages littéraires de musique.
Il ne lui suffit pas de bien jouer du piano, il élargit son clavier de son talent d'acteur, de diseur, pour mettre en vibration des textes amoureusement choisis, rares ou méconnus, avec des pièces de piano, tout aussi méditées qui en sont un horizon élargi vers le rêve, un indicible prolongement.
Un piano, un bureau d'écolier, un fauteuil, des lumières et quelques gestes, à la suggestion délicate de Maurice Vinçon, et Exerjean, à lui tout seul, est non seulement une personne mais les personnages de cette comédie, douce (Sido), rosse ou féroce en ses portraits, brossée par la plume pittoresque de Colette, attendrie à la nature, émue par les animaux, humaine infiniment. Et lui, tel les matous matois chers à l'écrivaine, avec la même gourmandise, presse, accélère, retient les mots pour en mieux distiller le suc et nous en faire partager la saveur : un régal.
Benito PELEGRIN - 2008
